Les propos du ministre chargé des outre-mer, Manuel VALLS, pointant la nécessité de revenir sur l’interdiction absolue portée par la loi Hulot de 2017, ont réouvert le débat sur l’exploitation des hydrocarbures en France. En effet, les pays voisins du département-région de Guyane sont tous passés en mode « prospective et exploitation » des sous-sols du Plateau des Guyanes, qui regorge d’hydrocarbures. Le Guyana est ainsi devenu une sorte de « Qatar de demain » comme l’indiquait le sénateur Folliot dans une tribune de mars 2024. La Guyane fait donc figure d’exception, alors même que le territoire aurait grandement besoin de l’exploitation de ces ressources pour les retombées économiques induites (ce qui fait l’objet d’un large consensus local).
Dernièrement, Manuel Valls a pourtant reconnu qu’il serait nécessaire de réfléchir à l’aménagement de la Loi Hulot. Le Gouvernement n’a pas pour autant de position unanime, ce qui laisse craindre un statu quo sur la question. Toutefois cela a le mérite de réouvrir, le débat, quitte à « Mettre fin à l’hypocrisie » comme le proposait les sénateurs François Bonneau et Philippe Folliot, dans une tribune du 2 janvier 2025 ? La question des réserves d’hydrocarbures en Guyane pose ainsi la question de l’exploitation des sous-sols du Canal du Mozambique, qui connaît la même situation induite par cette loi de 2017.
