Lors de l’audition de M. Benoît Guidée, Directeur d’Asie et d’Océanie du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le sénateur Philippe Folliot est intervenu avec détermination devant la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées. Face aux bouleversements géopolitiques de la zone, il a réaffirmé l’impératif de protéger l’intégrité du domaine maritime national.
Au cœur des débats sur l’Asie et l’Océanie face aux mutations de l’ordre mondial, Philippe Folliot a d’emblée alerté sur la dimension temporelle de la menace : « La Chine avance très, très vite. Il faudra donc, dans notre réaction, intégrer ce facteur ». Pour le sénateur, la spécificité française présente via la Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, la Polynésie française et Clipperton impose une vigilance de chaque instant pour protéger nos compatriotes et nos ressources.
Le sénateur a directement interpellé le Directeur d’Asie et d’Océanie sur le devenir de Matthew et Hunter, deux îlots stratégiques situés à l’est de la Nouvelle-Calédonie et revendiqués par le Vanuatu. Philippe Folliot a rappelé l’ampleur du sujet : la Zone Économique Exclusive (ZEE) liée à ces îlots représente 250 000 km², soit près des trois quarts de la surface maritime de la France hexagonale. « Ce n’est donc pas rien », a-t-il martelé, exigeant de la clarté sur la feuille de route diplomatique du gouvernement.
Fidèle à ses convictions sur la souveraineté nationale, Philippe Folliot a tracé une ligne rouge infranchissable, rappelant son combat passé contre le traité de cogestion de l’île Tromelin. Pour lui, le devoir de l’État est d’assurer la souveraineté sans concession :
« Quand on met le doigt dans un engrenage de dépossession, on sait où cela commence, mais on ne sait jamais où cela s’arrête. »
Par cette intervention, le sénateur Philippe Folliot confirme son rôle de défenseur acharné de la « France du Grand Large » au sein de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.