Le désenclavement de notre territoire n’est pas une affaire de circonstance ou de confort. C’est une vision d’avenir. Depuis plus de vingt ans, avec les différents parlementaires, élus locaux, acteurs économiques et forces vives du département, nous avons mené un combat constant pour la naissance de l’A69 auprès des gouvernements successifs afin que le Tarn cesse d’être considéré comme une périphérie éloignée des grands centres de décision et d’activité.
L’autoroute comme l’aéroport participent de cette même logique : celle de l’ouverture, de l’attractivité et de la capacité d’un territoire à offrir des perspectives économiques, sociales et humaines à ses habitants. Rien de cela ne s’est fait seul. Rien ne se fera dans la division. Ce sont l’accumulation des efforts, la continuité des engagements et le travail collectif qui ont permis d’avancer.
Il en sera de même pour les projets de la bretelle de traversée de Lescure sur l’axe Albi-Rodez qui préoccupe encore et toujours et ou il faut avancer sur les schémas de discussions à venir.
Concernant l’aéroport Castres-Mazamet, les enjeux sont considérables. Sa pérennité pourrait engager directement l’avenir économique du bassin tarnais mais également celui de territoires plus larges qui, demain, avec l’amélioration des accès routiers, pourront naturellement se tourner vers cette infrastructure. Beaucoup le disent déjà : un habitant du secteur Gaillac-Lisle-sur-Tarn préférera parfois demain rejoindre Castres plutôt que subir les contraintes d’une grande plateforme saturée.
Dans ce cadre, le sénateur à saisi le cabinet du ministre pour un échange avec le président du syndicat mixte Didier Houles. Cet échange a permis de démontrer l’intérêt de l’état à renouveler encore sa subvention d’équilibre.
Notre aéroport possède des atouts réels : proximité, fluidité, absence d’attente interminable, stationnement accessible, fonctionnement à taille humaine. Dans un monde où tout devient impersonnel, cela compte.
Il faut aussi regarder les choses avec lucidité. Certains signaux auraient sans doute mérité d’être remontés plus tôt concernant les difficultés liées aux subventions d’équilibre et aux attentes de l’État. Le temps administratif n’est pas toujours celui des réalités territoriales. Mais aujourd’hui l’essentiel est ailleurs : trouver des solutions et préserver un outil stratégique.
Car un aéroport, lorsqu’il disparaît, ne renaît pas. Si demain cette plateforme venait à fermer, elle deviendrait un simple aérodrome. Et chacun sait qu’aucun nouvel aéroport ne verra plus jamais le jour dans notre département.
L’enjeu est également militaire et stratégique avec la présence du 8e RPIMa, acteur essentiel du territoire et de la défense nationale. Là encore, penser localement, c’est penser globalement.
Le désenclavement n’est pas une dépense : c’est un investissement pour les générations futures.